
L’exclusion est une réalité qui pèse sur notre société depuis de nombreuses années. Avec la crise actuelle, ce fléau tend à s’aggraver, rendant indispensable la mise en œuvre d’actions sociales efficaces. Derrière le chiffre de plus de 14 000 bénéficiaires du RSA dans l’Aude se cachent des réalités sociales, professionnelles et humaines très diverses nécessitant des moyens d’intervention adaptés. L’accompagnement des bénéficiaires de minimas sociaux ne peut pas se résumer à une aide au retour à l’emploi. Avant de réinvestir le monde du travail, les personnes les plus fragiles ont besoin qu’on les aide à lever les freins à l’insertion professionnelle (logement, transport, garde d’enfants), voire de mesures de resocialisation. Chaque situation nécessite des politiques d’insertion active prenant en compte tous les besoins d’accompagnement.
Avec l’allongement de l’espérance de vie, la question du grand âge et de la perte d’autonomie se pose avec une acuité accrue. Et ce d’autant plus fortement que nos modes de vie ont profondément évolué et que la cellule familiale traditionnelle se concentre désormais le plus souvent autour du noyau parents-enfants. Quelles solutions privilégier pour nos aînés et leurs familles ? Maintien à domicile, accueil en établissement… existe-t-il des solutions alternatives ? Pour les personnes en situation de handicap des questions quasi similaires se posent. Bien sûr les situations sont différentes et dépendent du type de handicap, du niveau de dépendance et des attentes de la personne. Mais, concernant les modalités de soutien ou les solutions d’accueil en établissement, les problématiques se rejoignent tant dans une perspective individuelle que collective et d’aménagement du territoire.
Dans notre société s’expriment autant la revendication d’un droit à la différence que celle d’un droit à l’égalité, source d’inévitables ambiguïtés. Les personnes en situation de handicap connaissent bien cette double revendication. L’intégration des personnes en situation de handicap répond avant tout à la dignité due à toute personne humaine et à l’égalité de traitement entre les individus. Cela implique par moment des actions spécifiques envers ce public, qu’il faut mettre en œuvre car elles contribuent à développer le vivre-ensemble. Deux axes de solutions existent : soit rendre accessibles les services et équipements existants, soit créer des services et équipements spécifiquement dédiés aux personnes porteuses d’un handicap.
L’éclatement de la famille, l’éloignement des grands-parents, le développement du travail des femmes génèrent de nouveaux besoins des parents pour la prise en charge de leurs enfants. Face à ce constat, la collectivité doit apporter de nouvelles réponses et de nouveaux dispositifs pour répondre aux attentes.
Un certain nombre de jeunes rencontrent de grandes difficultés pour entrer dans le monde du travail, s’insérer dans la vie professionnelle et, par conséquent, mener une vie sociale totalement autonome. Face à cette situation, la société dans son ensemble et les pouvoirs publics en particulier ne peuvent rester inactifs et laisser chacun face à ses propres difficultés. Ainsi, des politiques publiques sont nécessaires pour aider ces jeunes. Mais l’insertion ne doit pas être vue de manière trop restrictive. Seule une insertion sociale réussie permet d’envisager une réelle insertion professionnelle.