
Au sein de la première région française en matière de biodiversité, l'Aude dispose d'un patrimoine naturel tout à fait exceptionnel. Cette richesse écologique provient de la diversité des milieux naturels présents dans notre département et de l'absence de dégradation significative provoquée par l’activité humaine.
Cette richesse naturelle est cependant menacée. La déprise agricole qui engendre la fermeture des milieux, et l'urbanisation croissante de certaines zones, en particulier sur le littoral, concourent à l'uniformisation et à la disparition des habitats indispensables à la faune et à la flore.
Ce triple constat de biodiversité, de rareté et de fragilité met en évidence la responsabilité collective qui est la nôtre. L'amélioration de la connaissance, la préservation et la valorisation de ce patrimoine est un enjeu déterminant. L'attractivité de notre département repose sur le maintien et la mise en valeur de son cadre naturel.
Préserver cette richesse, ne signifie pas “mettre ces espaces sous cloche”. L'enjeu est d'associer l’atout exceptionnel que représentent nos espaces naturels pour le développement des territoires du département.
La biodiversité est un des atouts de l'Aude. La flore et la faune du département sont d'une rare richesse et il convient de les préserver. Le plan Natura 2000 recense 241 zones d'habitat naturel auxquels un inventaire naturaliste mené à la demande du Département permet d'ajouter 217 sites à protéger..
Le Conseil Général, en adaptant certaines pratiques, notamment en matière d'entretien des routes, peut participer au maintien des espèces concernées.
À travers le schéma des espaces naturels sensibles, en cours d’élaboration, différents objectifs ont été identifiés.
La connaissance de ces espaces doit être suffisante pour évaluer les enjeux patrimoniaux et les menaces liés à ces sites afin d’établir les prescriptions relatives à leur gestion à des fins de préservation et de valorisation.

Le Conseil Général est signataire, depuis avril 2009, de la Charte Bois Construction Environnement du Languedoc Roussillon. Ce document est la déclinaison locale du “plan bois construction environnement” dont l'objectif est d'augmenter la consommation de bois dans la construction en faisant passer ce matériau de 10 à 12,5 % de parts de marché.
Réaliser cet objectif permet la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Il faut savoir en effet que, pour sa constitution en forêt, un mètre cube de bois absorbe une tonne de CO2, principal gaz à effet de serre. Utiliser le bois dans les constructions permet donc de maintenir des espaces forestiers, et, par conséquent, de stocker durablement le carbone en soustrayant du CO2 de l'atmosphère.