
Dans le contexte actuel des réformes de la fiscalité locale et des collectivités territoriales, où les capacités d'intervention financière des collectivités vont être de plus en plus contraintes, où la suppression de la clause de compétence générale pour le Conseil Général est programmée, c'est l’avenir des territoires ruraux qui est directement menacée.
Dans le département de l'Aude où les communes rurales sont très nombreuses, l'accompagnement de ces communes et de leurs regroupements est un enjeu de taille. Dans les années à venir le paysage “intercommunal” devrait se voir totalement recomposé par une réglementation imposée par l’État.
Voulue par la loi de réforme territoriale, la redéfinition des périmètres et compétences des structures intercommunales devra être saisie comme une occasion de favoriser le regroupement des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) pour leur permettre d’atteindre une taille critique et susciter l’émergence de projets de territoire.
L'accompagnement des communes passera de plus en plus par le développement des aides indirectes comme l'appui technique, la mise à disposition d'outils départementaux…
Le Conseil Général pourra venir en appui des communes et des intercommunalités en étant associé à leur démarche de regroupement.
À travers ses dispositifs techniques et financiers, le Département a toujours accompagné les intercommunalités et les Pays, dans l'élaboration de leurs projets de développement.
L'évolution actuelle du contexte financier et législatif et la recomposition du paysage intercommunal va entraîner des évolutions dans l'accompagnement des projets de territoire.
Un travail doit être conduit pour identifier les échelles les plus pertinentes d'intervention. Il faut également privilégier les interventions qui contribuent aux objectifs départementaux comme les démarches de développement durable.
“Lorsque l'État n'assume plus ses missions, ce sont souvent les collectivités territoriales qui doivent mettre la main à la poche. Dans l'Aude, cela a été le cas pour le maintien de l'hélicoptère sanitaire qui n'est possible que grâce aux aides du Département et de la Région.”
Sans se substituer à l'État, le Conseil Général doit contribuer au maintien des services dans les zones les plus défavorisées en organisant l'accueil des usagers des services sociaux départementaux au plus près de leur lieu de résidence et, plus généralement, en déployant le service public départemental sur le territoire.
De même, il fera remonter l’ensemble des besoins dont il a connaissance par l’intermédiaire de ses élus et de ses services auprès de l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin que soient créés et développés les services médicaux et paramédicaux. Il continuera d’assurer le financement de l’hélicoptère pour que la santé des Audois ne subisse pas le désengagement de l’État.
Afin de soutenir les initiatives des collectivités visant au maintien ou au renforcement des services en zones rurales, le dispositif PER (Pôle d'Excellence Rurale) permettra d’apporter une réponse sur la question des services de proximité en milieu rural, qu'ils soient portés par le Conseil Général sur ses missions ou par des structures intercommunales sur leurs compétences.