
Les contributions précédentes sont intéressantes tant en matière de l’état des lieux de la situation dans l’Aude que des préconisations. Habitant à Carcassonne, j’ajouterais l’idée suivante concernant l’auto partage. Il est très difficile aujourd’hui dans ce département de vivre sans voiture, même dans une ville connectée au réseau TER et disposant d’un réseau de transports urbains (sauf le dimanche !). L’urbanisme « étalement urbain vers la périphérie » et le mode de vie « loisirs et consommation » ont rendu l’usage de la voiture indispensable pour aller travailler, faire les courses, partir en week-end, etc. Or, la possession d’une voiture revient de plus en plus cher car les coûts d’entretien et de réparation augmentent avec le recours à l’électronique, la complexité des équipements de sécurité, etc. Et cette augmentation de coûts n’est pas intégralement compensée par les frais moindres en carburant induis par un meilleur rendement des moteurs. De plus les voitures encombrent l’espace public car elles passent la majeure partie du temps garées. Il faudrait donc permettre la mise en place de parcs de voitures partagées dans les villes audoises, comme il est fait dans les grandes villes françaises, en Suisse, Allemagne, etc. Cela reviendrait moins cher aux utilisateurs (ceux qui ont la possibilité d’aller au travail autrement qu’en voiture, ou qui ne travaillent pas) car les coûts d’amortissement et d’entretien sont partagés, cela affranchit les utilisateurs des contraintes techniques liés à la possession d’une voiture (secondaire, voire principale) et cela libère l’espace public (trottoirs, parkings) pour pouvoir notamment aménager des infrastructures de déplacements doux (pistes cyclables, centre ville piéton).
Je m'étonne que le principe du co voiturage ne soit pas promu par les collectivités territoriales et encouragé sous forme de système informatique de reservation sur des trajets domicile - travail de manière à limiter la consommation d'énergie et l'usure des routes. il me semble que ce serait un atout précieux sur des lignes routières très fréquentées comme Limoux -Carcassonne que j'utilise 10 fois par semaine. merci d'y réfléchir.
J'invite les audois et leurs élus à lire attentivement la contribution de Jacqueline G (c'est la 1ère, tout en bas de liste). Tout y est dit ou presque : pas d'information sur les horaires, absence de coordination, médiocrité de la réflexion urbaine (qui se résume trop souvent à créer des lotissements), ... J'ajouterai deux choses : - la fréquence des passages des bus et des cars : toutes les études montrent que c'est le 1er facteur de succès des transports en commun (mieux vaut des véhicules plus petits maisplus nombreux) ; - la création d'instances regroupant les employeurs publics et prvés afin qu'ils réfléchissent ensemble sur leurs plans de déplacement et ainsi faire émerger des besoins communs (site de co-voiturage commun, proposition d'horaires et évaluation de clientèles pour les transports en commun, ...)
J'avais lu dans Village Magazine un dossier sur une association de l'Orne qui aide les personnes à etre plus mobiles grace à la location mensuelle de mobylettes. Cela pourrait exister avec les velos electriques qui, mis a part les modèles d'entrée de gamme vendus en grandes surfaces, sont inabordables pour beaucoup de gens. Un système de location-vente subventionné permettrait à plus de personnes d'avoir accès à ce véhicule bien adapté aux petites distances de la haute vallée de l'Aude.
3 passagers dans le bus Quillan-Carcassonne Est-ce bien raisonnable? C'est souvent le nombre maximum de passagers dans le grand bus Keolis. Et d'apres le chauffeur, sur d'autres lignes egalement ! Pourquoi ne pas généraliser le transport à la demande et les minibus plutot que de gaspiller 30 litres aux cent pour transporter 3 à 4 personnes par trajet??
"Développement durable. La CPAM de Nîmes offre des vélos électriques à ses agents 12/06/09 - C'est un premier pas peu banal dans la longue marche du développement durable. La Caisse primaire lance son Plan de déplacement d'entreprise, une démarche incitant ses six cents agents à réduire l'utilisation de la voiture pour les transports alternatifs. Parmi les nombreuses mesures proposées figure la fourniture gratuite à douze salariés des bicyclettes électriques pendant un an. La CPAM, bénéficiant d'une aide de l'agglomération Nîmes Métropole, prend aussi en charge à 100 % les abonnements au réseau Tango et SNCF de leurs salariés. Afin d'encourager les déplacements collectifs, elle met en place des dérogations possibles d'horaires de travail (entrée tardive et sortie anticipée), attribue des places de parking et l'accès à des sites spécialisés aux adeptes du covoiturage, et facilite enfin en cas d'intempérie ou d'urgence le retour à domicile du salarié en prêtant un véhicule de fonction ou remboursant le ticket de bus. Compte tenu du coût on pourrait peut-être réfléchir à la mise en place d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'un 1er vélo électrique ?
Egalité des territoires, égalité des chances, l'interconnexion des réseaux de transports doit permettre à tous les audois de pouvoir étudier, travailler, voyager mais aussi accéder aux loisirs distants quelle que soit leur domiciliation. La recherche de l'interopérabilité et du maillage de tous les réseaux doit être une constante du rôle incitateur du CG, même si certaines compétences lui échappent. Il peut en être le fédérateur. Ainsi l'exemple de la gare de Carcassonne pose la problématique d'ensemble : - parc de stationnement adapté pour les véhicules des voyageurs entrants, - navettes avec l'aéroport (fréquence, respect des horaires), - lien avec la gare routière, - interopérabilité entre réseau grandes lignes et réseau TER, - adaptabilité des horaires en fonction des flux. Des incitations tarifaires doivent être envisagées (carte Navigo, Pass, etc.) en synergie avec toutes les collectivités territoriales. Cependant l’accès à toutes les parties du territoire par un réseau routier amélioré et des moyens de transports collectifs revalorisés permettra un meilleur service aux populations, facilitant leur présence continue. Cela suppose -qu'il existe un maillage entre les transports urbains des Communauté d'agglomérations et ruraux ; -que des démarches de TAD (transport à la demande) soient mises en œuvre dans les zones rurales ; -que soit mise en place une communication simple pour renseigner les habitants sur les réseaux et les horaires de ces transports. Encourager le co-voiturage peut permettre un resserrement du lien social de proximité.
Malheureusement je ne peux pas assister personnellement à l'assise de la mobilité du 3 juin 2009 au conseil general de l'aude.Je suis conseillere municipale à Rennes le Chateau et tout ce qui touche à l'écologie me touche à moi et donc j'aimerais vous faire part de mes réflexions à ce niveau là.Etant utilisateur régulier du transport en commun sur l'axe couiza-carcassonne_montpellier je vous transmets mon vécu coté pratique
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