AuDevant

Le projet durable des Audois


Le projet départemental

Conforter la vocation agricole de l'Aude

 L’avenir de l’agriculture audoise ne peut se concevoir en limitant notre réflexion aux seules données départementales. Comme le reste de l’économie, l’agriculture et la viticulture sont dépendantes des choix et stratégies de l’État français (Loi de Modernisation de l’Agriculture , Loi de Finances, normes sanitaires, Loi sur l’eau et les Milieux Aquatiques,…), ainsi que de l’Union Européenne, que ce soit dans le domaine du soutien aux filières (P.A.C, O.C.M,), ou dans des domaines en lien avec l’activité agricole (Directive Cadre Eau, Natura 2000,), sans oublier les effets de la mondialisation, notamment sur les prix.

Ce secteur économique majeur est frappé par une crise. Si le Département n’a aucune prise directe sur ces éléments, il ne conçoit pas de rester passif ; et ce non seulement pour des raisons économiques, mais aussi et peut-être surtout sociales.
Sans une agriculture forte, le département de l’Aude serait non seulement amputé d’une part de sa spécificité et de son identité rurale mais aussi, et plus durement, d’une partie de son économie.

Des atouts existent et sont déjà mobilisés par les agriculteurs audois. Mais la profession ne peut pas sortir d’une situation encore trop instable sans l’aide des pouvoirs publics et des collectivités territoriales.

Le Conseil Général entend prendre sa part pour accompagner le projet pour l’agriculture audoise adopté par la Chambre d’Agriculture de l’Aude. Nous accompagnerons les actions portées par les professionnels mais porterons également des initiatives concourant aux mêmes objectifs.


Objectifs

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Sur un marché extrêmement concurrentiel, la piste la plus prometteuse pour mieux positionner les produits audois est de miser sur la différenciation tout en poursuivant la politique de qualité menée par les professionnels. Il faut aussi, se donner les moyens de faire connaître notre production en investissant les canaux de promotion qui permettront de toucher une clientèle plus large.

Aller à la conquête de nouveaux marchés, insister sur la qualité de l’offre en respectant des cahiers des charges reconnus par les consommateurs, élaborés en collaboration avec les producteurs, font partie des grandes pistes pour positionner la production agricole audoise. La marque territoriale de qualité Le Pays Cathare® est le fer de lance de cette politique. En imposant un cahier des charges précis, elle garantit au consommateur la qualité du produit et permet aux producteurs de dégager une meilleure plus-value. En fédérant les producteurs et en proposant une communication commune, par filière ou type de produits, elle offre les moyens de grandes campagnes de promotion.

La recherche de la qualité optimale peut permettre d’accroître la rémunération des agriculteurs et permettre à la production locale de conserver, voire développer ses parts de marché. L’Aude dispose d’outils de recherche performants avec l’INRA et les Offices. Multiplier les échanges entre ces structures et les agriculteurs peut permettre d’optimiser la production agricole. 20 ans après sa création, la marque de qualité territoriale “Pays Cathare” est en train d’aborder une nouvelle étape de son développement.

Les problématiques contemporaines démontrent que les valeurs qui fondent cette démarche économique sont d’actualité et répondent aux enjeux du développement durable. L’ancrage territorial des produits, la recherche d’authenticité et de savoir-faire, sont autant d’éléments de différenciation susceptibles de générer une valeur ajoutée économique. La marque “Pays Cathare” s’appuie sur ces éléments, le lien à l’histoire et au patrimoine à travers les sites-pôles et les retombées liées à la notoriété de la destination touristique “Aude, Pays Cathare”.

Forts de ces acquis, les partenaires souhaitent faire progresser l’impact économique de la marque Pays Cathare®. La première action dans ce sens est la délégation de la gestion de la marque au Comité de Liaison Interconsulaire de l’Aude (CLIDA), pour permettre une approche économique transversale. La deuxième action est la concrétisation de l’association “Pays Cathare” et “Sud de France” permettant de bénéficier de la force marketing de la marque régionale.


Actions

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Si la recherche de marchés hors des frontières départementales ou à l’exportation reste un débouché possible pour les produits agricoles, le changement des modes de consommation, tend à faire la part belle aux circuits courts qui rapprochent ou mettent en contact clientèles et producteurs locaux, le consommateur déjà sensibilisé aux impératifs de traçabilité est de plus en plus soucieux de l’impact environnemental, voire social de ses achats notamment en ce qui concerne les produits alimentaires.

Ainsi les circuits courts, apparaissent comme une réponse à l’attente du consommateur comme à celle des agriculteurs qui voient s’ouvrir de nouveaux débouchés quasi immédiats, à proximité de leurs exploitations et à des prix plus rémunérateurs que la vente aux centrales d’achat, notamment celles de la grande distribution.
Si des réseaux existent déjà pour que le consommateur puisse acheter directement ses fruits et légumes auprès d’un agriculteur, le Conseil Général a aussi des moyens d’actions dans ce domaine en s’approvisionnant en circuits courts et confortant ainsi les filières agro-alimentaires locales.


Actions

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L’installation de nouveaux agriculteurs et le développement des productions existantes butent souvent sur des questions d’accessibilité au foncier. C’est notamment le cas à la périphérie des villes alors que c’est justement là que le développement d’une agriculture de proximité pourrait répondre à la demande des consommateurs. Les collectivités, qui possèdent des terrains non constructibles, détiennent peut-être une partie de la réponse. Un travail de recensement permettrait d’identifier les parcelles disponibles et d’y développer du maraîchage.

Autour des agglomérations, il est possible de développer des zones de culture maraîchère, appelées “ceintures vertes”. Outre l’enjeu agricole, cela permettrait de garantir un entretien de l’espace avec l’appui de certains outils tels la SAFER ou l’ADEAR.


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L’agriculture est une composante essentielle de la qualité des paysages audois. L’avenir de ce secteur repose sur un équilibre à construire entre préservation des richesses naturelles et développement économique.
 
Sans vignes ni champs de céréales, vergers ou pâturages, les paysages que nous connaissons ne seraient pas les mêmes et les risques d’incendie se trouveraient renforcés.

Pour garantir l’accès à la ressource en eau, une gestion économe basée sur des pratiques responsables et raisonnées est indispensable.

Le réseau hydraulique de l’Ouest audois, géré en partenariat avec la profession par le concessionnaire BRL et le Conseil Général, propriétaire, a permis le développement d’une agriculture performante. Le programme AQUA DOMITIA doit permettre de garantir à l’Est du département l’accès à une eau pour une production qualitative et quantitative pour les années à fort stress hydrique. Les territoires agricoles concernés devront définir des stratégies de production et d’équipement sur lesquels pourront s’appuyer des projets stratégiques d’entreprises.

Des outils financiers soutenus par l’État et l’Union Européenne existent et favorisent l’adaptation des exploitations agricoles aux attentes et contraintes environnementales. Les agriculteurs, en lien avec la Chambre d’Agriculture et la Direction Départementale du Territoire et de la Mer, doivent être encouragés à s’inscrire dans les démarches de certification existantes.


Actions

» Favoriser l'installation et la transmission des exploitations

La transmission des exploitations n’a jamais été facile mais la crise économique conjuguée au manque de vocations aggrave le phénomène.
Les exploitations sont difficilement transmissibles car l’investissement nécessaire n’est pas, le plus souvent, en rapport avec les revenus d’activité susceptibles d’être dégagés.
De plus, l’installation de nouveaux agriculteurs bute souvent sur la problématique de l’accès au foncier due au prix élevé, à l’inadaptation des outils juridiques existants et à la tendance à l’agrandissement des exploitations.

C’est notamment le cas à la périphérie des villes alors que c’est justement là que le développement d’une agriculture de proximité pourrait répondre à la demande des consommateurs. Les collectivités, qui possèdent des terrains non constructibles, détiennent peut-être une partie de la réponse. Un travail de recensement permettrait d’identifier les parcelles disponibles et d’y développer du maraîchage.
Les difficultés sont parfois accentuées à cause d’un parcellaire morcelé, de petite taille et parfois à l’abandon.


Actions

  • Faciliter la transmission des exploitations en mobilisant les outils d'animation

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