
L’éclatement de la famille, l’éloignement des grands-parents, le développement du travail des femmes génèrent de nouveaux besoins des parents pour la prise en charge de leurs enfants.
Face à ce constat, la collectivité doit apporter de nouvelles réponses et de nouveaux dispositifs pour répondre aux attentes.
Et ce d'autant plus que, du fait de l'arrivée de nouvelles populations, les besoins sont en forte hausse.
Être parent n’est pas inné. L’évolution de la société, qui brouille les repères et les normes traditionnelles pour en instaurer de nouveaux peut perturber les réflexes éducatifs souvent acquis par mimétisme.
Les demandes sont diverses et dépendent bien souvent de ce que l’on imagine être le mieux pour son enfant mais aussi des impératifs professionnels ou familiaux et des contraintes financières.
Les modes de garde adaptés aux besoins des familles seront aussi soutenus pour répondre aux contraintes liées au marché du travail local (horaires atypiques ou besoins ponctuels concernant des personnes en formation de courte durée, travaillant à temps partiel, en Contrat à Durée Déterminée ou en emploi saisonnier).
En outre, dans le cadre de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, la garde des enfants peut être un frein à l’insertion professionnelle : le Département dispose de moyens pour lever ces difficultés.Là où les dispositifs traditionnels sont inadaptés, et notamment en zone rurale, des modes de garde alternatifs sont à envisager mais en veillant à préserver la qualité des conditions d’accueil. L’école maternelle, service public de qualité, doit être maintenue et développée partout, et la possibilité pour les enfants de deux ans d’être scolarisés doit être défendue par le Département. Toutefois, dans certains cas, des dispositifs spécifiques peuvent répondre de façon pertinente aux besoins d’un territoire, dans la mesure où ils garantissent la qualité de l’accueil.
Dans le domaine de la protection de l’enfance, le Département est chef de file, mais de nombreux partenaires (justice, éducation nationale, psychiatrie, associations d’usagers) interviennent. Partager des informations avec l’ensemble des partenaires, optimiser notre connaissance des besoins, travailler de façon collective à l’adaptation des dispositifs et par exemple envisager la création de structures innovantes est un enjeu important pour améliorer les modalités de prise en charge des enfants et donc favoriser à terme leur retour en famille.
Concernant l'accueil de loisir concernant les enfants de la tranche d’âge des 4 à 11 ans, en dehors des enfants relevant de l’ASE, le Conseil général n’a pas de compétence particulière en ce domaine. Toutefois compte tenu de l’enjeu que représentent pour les communes et intercommunalités les accueils de loisir associés à l’école (ALAE) et les accueil de loisir sans hébergement (ALSH) pour les mercredis et les vacances, le Département engagera une réflexion avec les partenaires concernés pour définir une stratégie d’intervention et d’accompagnement. Cette réflexion sera l’un des sujets abordés lors des Assises de la Jeunesse.